Mitaine écarlate

Je craque pour les recettes spectaculairement simples et savoureuses!

31 octobre 2011

Entourloupettes pour nourrir mon «terrible two» polyallergique

Rien n'aurait pu me préparer à vivre ça. Rien. Cet état d'incertitude absolue dans un espace obscur et méconnaissable où les petites choses du quotidien s'étaient subitement transformées en autant de dangers menaçant ce petit être que je chéris tant. Quand le diagnostic du bilan allergique est tombé, je suis tombée avec lui. Produits laitiers, oeuf, poissons et moutarde, puis exclusion préventive de toutes les noix et des arachides, des ananas, des kiwis et des fruits de mer. Durant des semaines, voire des mois, je me suis sentie d'abord totalement perdue et démunie, puis emportée dans un tourbillon de renseignements et de connaissances auxquels je n'avais jusqu'alors jamais accordé d'importance. Mais voilà que la vie de mon petit en dépendait. Une seule erreur pouvait lui être fatale. M'informer ne constituait pas un choix, mais une nécessité. C'est ainsi que, bien malgré moi, j'ai plongé tête première dans l'univers complexe et déroutant des allergies alimentaires.

Comme parents, nous voulons ce qu'il y a de mieux pour nos tout-petits, et ce, à tous les points de vue. L'alimentation figure parmi les préoccupations de la plupart d'entre nous. Et que l'on soit parent d'un enfant allergique ou non, on cherche tous à trouver les meilleurs moyens qui soient pour qu'ils ne manquent de rien. Sans allergie, ce n'est déjà pas facile tous les jours... Imaginez avec.

J'ai appris bien des choses au cours des derniers mois, mais s'il y en a une que je retiens plus que les autres, c'est celle-ci : composer avec les allergies alimentaires, c'est faire le deuil de la facilité. La facilité des sorties improvisées lors desquelles on ne se soucie pas des dangers potentiels d'un simple sandwich acheté à la boulangerie du coin ou de l'assiette en apparence inoffensive commandée au restaurant. La facilité de faire son épicerie sans que ça prenne deux heures, parce qu'on doit déchiffrer la liste des ingrédients de tous les produits qu'on achète (même la liste de ceux déjà testés et jugés sécuritaires; l'entreprise y a peut-être apporté des changements depuis le dernier achat, qui sait?). La facilité de ne pas avoir à communiquer avec des entreprises (pas toujours coopératives) pour savoir si notre enfant peut consommer leur produit en toute sécurité. La facilité de pouvoir voyager sans inquiétudes ni restrictions de destination. La facilité d'avoir l'esprit tranquille quand son enfant mange à côté de ses petits amis qui dévorent (pas toujours proprement) une bonne omelette, accompagnée d'un verre de lait. La facilité de laisser le service de garde s'occuper de le nourrir, plutôt que de tout cuisiner et fournir soi-même. La facilité de pouvoir lui offrir une plus grande variété de produits lui permettant de développer ses goûts et préférences parmi un choix élargi. La facilité de pouvoir consacrer ses soirs et week-ends à autre chose qu'à la cuisine. La facilité que l'on tient pour acquise. Et j'en passe (tellement).

Mais je ne retiens pas que cela. Je retiens aussi que composer avec les allergies alimentaires, c'est savoir reconnaître un petit peu plus la valeur de ce que l'on a. C'est vivre une profonde satisfaction quand son enfant un peu capricieux savoure avec appétit les petits plats et biscuits qu'on réussit à lui cuisiner malgré toutes les restrictions. C'est aussi redécouvrir l'importance (et la saveur) des produits frais et mettre de côté les produits transformés. C'est le plaisir de voir son entourage adopter peu à peu les mêmes habitudes que soi et cuisiner (voire préférer) les recettes «sans». C'est dénicher des produits et des endroits magnifiques qu'on n'aurait pas connus autrement. C'est aussi découvrir des personnes tout à fait extraordinaires qui ont consacré, et consacrent toujours, temps et énergie à cette cause, et grâce auxquelles on réussit à se sortir de cet espace si obscur qui suit le premier diagnostic. C'est se sentir soutenu de part et d'autre. C'est aussi apprendre à mieux se connaître et à reconnaître ses forces et ses faiblesses (et à les accepter). C'est aussi apprendre à trouver l'équilibre entre la vigilance, la confiance et le lâcher-prise. Et j'en passe (tellement).

photo-3

Mon fils, qui n'a pas encore deux ans, a déjà à son actif plusieurs épisodes de réactions allergiques. Une seule goutte de lait sur la lèvre provoque une crise d'urticaire pouvant couvrir son cou et tout son thorax, ou encore un gonflement des lèvres et des vomissements. Même chose pour tous les autres produits laitiers et les poissons. Son allergie à la moutarde n'est pas aussi sévère, mais nous devons tout de même éviter tout aliment dont la liste d'ingrédients indique «épices» ou «assaisonnements». Pourquoi? Parce que le secret de la disparition d'une allergie avec le temps consiste à éviter tout contact avec l'allergène, aussi minime soit-il. Quant à son allergie aux oeufs, j'en ai des frissons dans le dos, juste d'y penser. La première fois qu'il en a mangé, c'était dans une petite crêpe dont tout le mélange en contenait un seul. Une réaction anaphylactique a suivi. En moins de deux heures, son état s'était à ce point détérioré que nous avons dû lui administrer son EpiPen. Il était en grande difficulté respiratoire. Une fois arrivés à l'hôpital, nous avons vu l'urticaire couvrir entièrement son corps à la vitesse de l'éclair. Après une hospitalisation de 24 heures, nous sommes partis avec tout un cocktail de médicaments à lui donner sur plusieurs jours... Il avait 15 mois.

Vous l'aurez sans doute déjà compris. Ce n'est pas une recette que je partage avec vous aujourd'hui, mais bien mon expérience de l'alimentation des derniers mois et toutes les entourloupettes que je dois faire encore aujourd'hui pour bien nourrir mon adorable terrible two polyallergique! Parce qu'il ne «suffit pas» de composer avec les allergies... Le monsieur a de petits caprices. Le plus déroutant, c'est qu'il peut adorer un aliment un jour, puis le détester le lendemain... Il faut parfois redoubler d'efforts et d'astuces pour arriver à lui faire avaler quelques bouchées du repas. Vous comprendrez aussi pourquoi je ne suis pas venue ici depuis si longtemps!

Tous les livres sur l'alimentation des enfants que j'ai lus disent la même chose : ne formulez aucune menace d'absence de dessert, ne le félicitez pas s'il daigne enfin manger une minuscule bouchée, ne le grondez pas parce qu'il balance son assiette par terre ou la tasse du revers de la main sans même en avoir goûté le contenu, etc. Évitez tout cela, car votre enfant risquera à long terme de développer une relation malsaine avec la nourriture... Bon d'accord, mais on fait quoi s'il ne mange toujours pas?!? Moi, je n'ai pas honte de le dire, je fais TOUT CELA et PLUS ENCORE!

Oui, je l'encourage. Oui, je le félicite. Oui, je lui fais de gros yeux. Oui, je le menace... Et ça marche! En fait, je le laisse surtout expérimenter, goûter et apprendre à découvrir seul les aliments, les saveurs, les textures et la manipulation des ustensiles. «Tout seul», me dit-il. «Grand garçon», ajoute-t-il. Ce sont là des termes clés qui l'encouragent à manger de mieux en mieux, et de plus en plus varié. D'ailleurs, je réalise que comme mon fils mange très peu d'aliments transformés, entre autres à cause de ses allergies, ses «gâteries» sont toujours santé! Ce qui me rassure, bien entendu.

Ma méthode avec lui consiste à miser sur ses préférences et à lui jouer des tours en camouflant dans ses aliments favoris ceux que je souhaite le voir manger. Par exemple, il adore l'avocat. Je le réduis donc en purée et y ajoute de petits morceaux de brocoli et de boeuf haché. Pourvu que les couleurs se ressemblent un peu, il n'y voit que du feu! Même chose avec les patates douces. J'y cache fréquemment des carottes, du poulet, etc. Autre truc infaillible pour les collations : à la maison, il refuse la plupart du temps de manger certains aliments, surtout les fruits. Si nous sortons nous promener à l'heure de la collation, miracle! Il mangera tout ce que je pourrai bien lui donner! Loin de la maison, certains caprices semblent s'envoler!

Les plats gagnants ici sont ceux que je nomme les «fourre-tout». Milou a l'impression de manger des muffins et des gâteaux, mais en fait, il mange des minicakes à la courge et au poulet ou encore aux courgettes et au porc (légèrement sucrés à la compote de pommes), des pains de viande remplis de légumes variés, de pain de blé et de veau haché. Comme il ne peut pas manger de ketchup du commerce en raison de la moutarde, je le remplace par du jus de légumes sécuritaire, mélangé avec un peu de pâte de tomate non assaisonnée. Par ailleurs, je camoufle toujours des lentilles dans mon pâté chinois, lui offre des pâtes alimentaires en forme de roue et utilise des emporte-pièce pour créer d'amusantes assiettes. Celle ci-dessous m'a valu de grands «Oh! Oh!». Manger doit devenir une activité stimulante et riche en découvertes.

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Amusante, mais également rassembleuse. Il est primordial que l'on mange tous ensemble à la table avec lui pour produire un effet d'entraînement (d'ailleurs, il a toujours beaucoup mieux mangé à la garderie; et on lui sert les repas que JE lui prépare!). Milou regarde toujours attentivement qui mange et ne mange pas, attendant impatiemment le moment où chacun aura terminé son assiette. Il se compare, et ça l'encourage à suivre l'exemple. 

Mon fils ne sait pas encore qu'il souffre de multiples allergies. Quand le moment sera venu, je lui partagerai tout ce que j'ai appris et ce que j'apprends encore aujourd'hui. L'avenir me fait peur parfois, mais je vis une chose à la fois. Dans deux semaines, nous avons un rendez-vous de suivi en allergologie. Nous y évaluerons l'évolution (ou la diminution) de ses allergies connues, en plus de tester d'autres aliments (arachides, noix, etc.). Je ne nourris aucun espoir particulier, si ce n'est celui de conserver cette passion de le nourrir sainement et gaiement, peu importe les résultats. Et surtout de lui faire vivre une expérience enrichissante de l'alimentation... la plus «normale» possible, malgré tous les obstacles et les restrictions.

Pour nous aider à gérer tout ce qu'il peut ou ne peut pas manger, j'ai rédigé un guide assez exhaustif. Ce dernier mentionne les aliments permis et interdits, de même que des produits du commerce sécuritaires. Si, comme moi, vous avez un enfant allergique aux produits laitiers, aux oeufs, aux poissons et à la moutarde, mon petit guide pourrait vous être utile... Si vous souhaitez le consulter, faites-moi signe et je vous l'enverrai! 

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28 novembre 2009

Ma recette la plus réussie d'entre toutes...

Le voilà, mon trésor le plus précieux, qui a vu le jour le 18 novembre dernier. Depuis, il émerveille ma vie et comble mon coeur de bonheur...

Mon trésor

 

Bienvenue petit homme!

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02 octobre 2007

Plateau de ruelles

Ce dimanche, après une matinée de yoga, j'ai rejoint Marie à la station de métro, appareil-photo en main. C'est l'esprit ouvert et l'index au garde à vous que nous avons toutes les deux arpenté quelques ruelles du Plateau Mont-Royal, mon quartier.

En plus d'être gentille, Marie est très douée. Son talent pour la cuisine a fait l'unanimité au pique-nique du mois dernier. C'est en lisant le billet qu'elle a écrit sur l'événement que j'ai décelé chez elle une autre passion: la photographie. Au moyen de son objectif, Marie pose un regard hors du commun sur ce qui l'entoure. Elle arrive à rendre remarquable quelque chose que vous n'auriez peut-être pas remarqué. Constatez par vous-même. Merci Marie d'avoir accepté de m'accompagner durant cette balade photo.

Quant à moi, comme je n'ai pas trop l'habitude de photographier autre chose que des plats, il y a place à l'amélioration! Tranquillement et avec la pratique, j'espère arriver à percevoir et non seulement voir ce qui m'entoure. Le club photo, auquel je participe pour la première fois cette année, me permettra sans doute de m'améliorer. :-) En attendant, voici quelques-uns de mes clichés de la journée.

Derrière le grillageUne couleur: briques et fleurs

Traces d'enfanceOurson perdu

IMG_8322.JPGVélo au soleil

Pénitencier pour nains de jardinsPénitencier pour nains de jardins

RosePanier abandonné

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06 septembre 2007

Carnets de voyage - Moments mémorables à Paris I

En choisissant de délaisser mon blog, j'ai par le fait même choisi de dénouer mes liens avec la blogosphère. Dommage, c'est vrai, mais cette décision n'a pas que des mauvais côtés. Par exemple, c'est elle qui m'encourage à cultiver mes amitiés autrement que par le blog, particulièrement celles à l'étranger. Du coup, par correspondance, je me dévoile davantage que je ne l'aurais fait ici. Et, étrangement, c'est depuis que je me tiens loin du virtuel que le virtuel se rapproche de moi... dans ma vie réelle. Courriels de lecteurs qui demandent de mes nouvelles, messages de gens qui me croisent dans la rue (certains m'abordent, d'autres n'osent pas trop...), petits paquets cadeaux et cartes de blogueuses très généreuses.

Ce choix m'a aussi fait prendre du recul par rapport au voyage de l'été dernier. Au début, je craignais d'en oublier des bouts, mais aujourd'hui, quand je replonge dans mes photos et mes souvenirs, je constate qu'il n'en est rien. Les moments mémorables sont encore aussi frais dans ma mémoire qu'ils l'étaient le jour de mon retour.

Il y a des choses comme ça que l'on n'oublie pas.

LaduréeRue des Petits champsMarché aux fleurs de l'Île de la Cité

Balade dans ParisPauline lit son guideFontaine de l'Observatoire

Marché aux fleursCabane d'oiseauxMarché aux fleurs

Un océan et près de dix ans nous séparent, et pourtant. La correspondance qui a précédé nos deux journées passées ensemble annonçaient déjà que malgré l'âge, malgré la distance, Loukoum et moi allions vivre des moments inoubliables à Paris. Unies par la même soif d'apprendre, la même curiosité, nous avons suivi nos itinéraires gourmand et culturel, tout en nous découvrant des passions communes pour la photographie, l'art contemporain, la lecture et les espaces fleuris.

Mais c'est en revenant un peu en arrière... en vous remémorant les toutes premières traces de notre amitié que vous comprendrez pourquoi mon moment mémorable avec Pauline, c'est devant une pointe de cheesecake dans les Jardins du Luxembourg que je l'ai vécu. Merci Pauline... à toi maintenant!

Balade dans ParisPaulineBoîte Sadaharu AOKI

Cheesecake au citron AIOKIBouchées de cheesecake AIOKI

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04 août 2007

Carnets de voyage - Aurillac, le plus dépaysant des paysages

Ne manquez pas l'IDÉE DE L'ÉTÉ à la toute fin de ce billet!

***

Bruxelles, jeudi 5 juillet, 9h13. Départ du TGV vers Paris. Tout va très vite. Les souvenirs des trois derniers jours commencent déjà à s'embrouiller. Sans le moindre effort, j'arrive à tenir promesse: ici et maintenant, c'est ma seule réalité du moment. De toute façon, je sais déjà qu'au retour, j'aurai l'occasion de prendre du recul sur tout ce qui se sera passé. Mais là, j'ai pas l'temps.

Le train arrive à la Gare du Nord. Seule sur le quai, je me dirige vers la tête du train, là où Marion et moi avons rendez-vous. Je ne sens plus la douleur de mes épaules meurtries sous le poids de mon sac à dos tant la fébrilité m'envahit et me fait tout oublier. Vais-je la reconnaître? Me trouvera-t-elle sympathique? Allons-nous nous entendre aussi bien en personne que par écrit? Un instant plus tard, j'aperçois une jeune femme magnifiquement enjouée qui me salue en agitant une mitaine de four tout emballée de papier de soie rouge! Elle me serre très fort dans ses bras et je la sens aussi fébrile que moi. Toutes mes inquiétudes s'évanouissent sur le champ.

On se présente à peine et déjà on rigole, on discute, on échange des regards complices. Du métro de Paris jusqu'à la gare d'Austerlitz, en passant par son appartement pour déposer ma grosse valise, faire cuire quelques scones et prendre ses bagages, nous n'arrêtons pas une seule seconde. L'adrénaline est à son comble. Ce n'est qu'une fois assises dans le train en direction de Bourges que nous soufflons et grignotons un peu. Nous regardons passer le paysage, cachant toutes les deux difficilement notre hâte de rencontrer bientôt notre charmante amie Lilo.

AuvergneAuvergne, dans les champsGîte

Arrivée à la gare de Bourges. Lilo, ma correspondante des six derniers mois, se trouve maintenant à quelques mètres de moi. Toute chaleureuse et spontanée, elle m'accueille et me serre aussi sans hésiter. Rapidement, on monte dans la voiture... Quatre heures nous séparent d'Aurillac, un lieu qui, pour moi, se révèlera être le plus dépaysant des paysages. Comme je sors rarement de la ville, me retrouver en montagne et au grand air, près de la nature et loin du confort matériel, me permet d'oublier toutes les urbanités superficielles de ma vie quotidienne. Ça me fait un bien fou. C'est l'occasion de reprendre contact avec moi-même et d'apprendre à mieux connaître mes deux nouvelles amies. Et puis, vous l'avez déjà lu chez l'une comme chez l'autre: les moments que nous passons ensemble sont ponctués de rires, de musique, de confidences, de partage et de silences. Je sens qu'une compréhension parfois bavarde, parfois muette nous unit.

Petit-déjeuner au Gîte Puech VernyAuvergnePetit-déjeuner au Gîte Puech Verny

Derrière cette union toutefois se cachent aussi quelques différences. Côté habitudes alimentaires, par exemple, je remarque qu'en France, le petit déjeuner se compose souvent de pain, de beurre et de confiture, alors qu'au Québec, on grille le pain et on l'accompagne pratiquement toujours d'une source de protéines, comme du beurre d'arachides, du fromage ou des oeufs. Plus tard, je m'étonne de ne voir quasiment personne manger des fruits durant la journée. Voilà un aspect qui, selon moi, distingue vraiment l'étrangère que je suis des Français en général. Des fruits, je suis incapable de m'en passer; me voilà donc bien embêtée! J'essaie de me ravitailler rapidement, mais au fond de moi, je ne déteste pas non plus voir certaines de mes habitudes ainsi bousculées. Y'a pas de meilleur moyen pour assouvir son envie d'inconnu et de nouveautés!

Européennes du goûtFourme d'Ambert et bouquet de plantes et de fleurs sauvagesEuropéennes du goût

Nous arrivons enfin au salon des Européennes du goût, qui accueillera plus de 35 000 visiteurs. Malgré mon silence, je brûle d'impatience. À gauche, à droite, devant et derrière, les blogueurs me font tourner la tête! Je n'en aurai jamais vu autant en si peu de temps. Toujours sur le seuil de la grande tente où se déroulent les ateliers de cuisine, je reconnais Adèle, puis à ses côtés, Dorian. Ce dernier me salue d'un sourire timide (oui, oui, timide!) et mon coeur fait trois tours. Il y a longtemps que je souhaite les rencontrer, lui et sa Marie. Les moments que je passerai ensuite à bavarder avec eux seront trop courts, mais ils comptent encore aujourd'hui parmi mes plus beaux souvenirs. Je n'en dis pas plus. Il y a des choses comme cela qui ne s'expliquent pas. Et puis, vous ne m'en voudrez pas trop j'espère de garder le plus beau pour moi toute seule... ;-)

Plus loin, j'aperçois Cécile et Émilie qui m'observent discrètement. Je me dirige vers elles et me pince de nouveau. J'ai l'impression de rêver. Non loin de là, Véro et son mari me saluent chaleureusement du regard. Je reconnais Béatrice aussi, et plus tard viendront Tit' et sa charmante moitié, dont l'enthousiasme et le dynamisme ne cessent de m'épater. Bientôt c'est dans les bras de Mamina que je me retrouve et la joie que je lis sur son visage m'attendrit. Derrière elle se tient le grand Patrick, qui n'hésitera pas le soir même à me couvrir de son grand manteau de la mer pour éviter que je ne prenne froid. Au fil de la journée, j'aurai également l'occasion de croiser Nathalie, Hélène, Virginie, et d'autres et d'autres encore... Désolée si j'oublie des gens, j'aurais tant aimé avoir plus de temps pour vous croiser et vous recroiser encore et encore. J'ai la tête qui tourne.

AurillacAnimation musicaleVille d'Aurillac

Puis, dans le coin de la salle, très occupée mais toujours souriante, Mathilde s'affère à combler les besoins de tous et chacun. Elle, je l'aurais reconnue entre mille. Alors que certaines personnes sont tout le contraire de leur blog, d'autres, comme Mathilde, en sont l'image parfaite. Énergique, drôle, curieuse, généreuse et attentionnée, elle est d'une bonne humeur irrésistible et contagieuse à souhait.

Deux journées magnifiques lors desquelles j'alterne balades, discussions, animation, écoute de musiciens mignons, séances photos et dégustations de délicieux fromages, de poissons séchés et de jus de fruits bio. On se remet dans l'ambiance? Cliquez sur l'image. Oui, oui, c'est moi qu'on entend rire... Un rien m'amuse que voulez-vous!


Puis, à deux ou trois reprises, je m'éclipse momentanément pour explorer la ville d'Aurillac, ses établissements, son marché couvert et ses habitants.

Ville d'AurillacAurillacMarché public à Aurillac

Pour conclure, je garde d'Aurillac bien plus que le souvenir d'un paysage dépaysant. Mon séjour a peut-être été teinté d'une nuit sous la pluie et d'une pénurie de fruits, mais je garderai plutôt de ce court moment le souvenir d'un paysage enchantant. Il représente pour moi une des rares occasions où j'aurai vécu ma blogosphère autrement que virtuellement. Aurillac pour moi, ç'aura été la concrétisation des liens outre-mer qui me lient à bon nombre d'entre vous.

***

PIQUE-NIQUE AU PARC LAFONTAINE DE MONTRÉAL

La journée même de la publication du billet dans lequel je vous avouais ma phase bleue, Anne-Laure m'envoie un courriel au titre sans équivoque: «Un pique-nique s'impose!». Lectrice de mon blog, elle me propose cette chouette idée qui me sort rapidement de ma nostalgie. Comme Anne-Laure le dit, il n'y a pas que les parcs de Paris pour faire d'agréables rencontres! :-)

Voilà! Commençons par une proposition, histoire de voir les réactions, de constater les retombées d'une si belle idée. Ce que nous vous proposons?

  • DATE
    au choix, le 25 ou le 26 août, le 1er, le 2, le 8 ou le 9 septembre (un samedi ou un dimanche) à 12h. Quelles sont vos préférences?
  • LIEU
    au Parc Lafontaine de Montréal
  • PRINCIPE ET BUT
    chacun apporte son petit bout du repas, et on partage, on échange, on discute, on s'amuse.
  • PARTICIPANTS
    les blogueurs québécois (de cuisine ou autres), les lecteurs, les amis, les collègues, les conjoints, les parents, les enfants, etc.

Et comme Anne-Laure le dit si bien: «Rien de mieux pour soigner les vagues à l'âme que de se retrouver autour de douceurs à partager... En plus, il fait beau, profitons-en! (...) À défaut des rives de la Seine et de sa haute concentration en blogueurs de cuisine, on devrait réussir à se créer un petit îlot de gourmandises partagées ici même à Montréal!» - Merci Anne-Laure! Je compte déjà deux participants!

Alors, ça vous tente ou ça vous tente?

Faites-nous le savoir par un commentaire ici ou par un simple courriel, en précisant les dates qui vous conviennent le mieux. J'attends de vos nouvelles!

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Posté par Ninnie à 17:20 - m. Hors cuisine - Commentaires [48] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


16 juillet 2007

14 jours, 20+ rencontres et 2362 photos plus tard.

Retour au bercail plutôt «renversant». Pardonnez-moi cette manipulation vidéo assez maladroite; c'est l'émotion qui m'a vraiment toute «chavirée»... La vidéo est un peu longue, mais je pense qu'elle vaut la peine d'être visualisée jusqu'à la fin. ;-) Cliquez sur la flèche.


Retour à Montréal
envoyé par mitainecarlate

«Voilà.» C'est le mot de la fin inaudible que je prononce à l'atterrissage. La fin? Étrangement, aujourd'hui, je me sens plutôt à l'aube d'un commencement, d'un début, d'un nouveau départ. Ou encore d'une nouvelle manière de blogguer. Impossible dorénavant de lire les blogs sans avoir aussi en tête les voix, les intonations, la gestuelle, les regards, les rires et les sourires en coin des personnes que j'ai soit croisées un court instant, soit côtoyées plus longuement.

Tant de rebondissements en si peu de temps. 14 jours au total. Mais paradoxalement, en rentrant chez moi hier après-midi, j'avais l'impression de revenir d'un très long périple. Bien remplir mon agenda, enchaîner les événements, vivre les rencontres pleinement et profiter du moment présent sont autant d'astuces et de choix qui ont alimenté mon voyage en Europe d'expériences riches en rapports humains, en émotions et en souvenirs impérissables. Dans mes valises aujourd'hui, je ne rapporte aucun regret. J'ai vécu tout ce que j'ai envie de vivre avant de partir, et plus encore. Bientôt, je vous en parlerai plus en détails.

En relisant les quelques statistiques mentionnées en rubrique, vous comprendrez mieux pourquoi je vous ferai part de mes aventures au compte goutte seulement. Et puis, outre les quelque milliers de photos à visualiser et à classer, j'accuse un retard de 1235 billets dans Bloglines et ma boîte courriels atteint presque les 80 messages non lus. Et puis, je ne vous parle pas du lavage, du ménage, des comptes, etc. Et des copains et copines, et de la famille à qui raconter tout cela!

Enfin, tout de même, me voilà bel et bien de retour, la gorge un peu nouée, certes, mais heureuse et la tête pleine d'idées nouvelles, d'expériences et de plaisirs culinaires à partager.

À très bientôt!

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30 juin 2007

Deux semaines sans Mitaine...

cahiers

BLOG EN VACANCES

Jusqu'à la toute dernière minute, j'ai songé vous surprendre avec une vidéo de moi, comme je l'avais fait l'année dernière durant la période des Fêtes. Puis, j'ai changé d'avis. Pourquoi? Simplement pour conserver encore quelques jours l'effet de surprise auprès de ceux et celles que j'aurai l'occasion de rencontrer. Évidemment, en ce jour du grand départ, je ne vous laisse pas sans vous écrire quelques lignes. Mais avant, j'aimerais remercier toutes les personnes, blogueurs et lecteurs, qui m'ont écrit personnellement pour me souhaiter bon voyage. Quant à mes réflexions d'aujourd'hui, elles s'adressent plus particulièrement à ceux et celles que j'aurai la chance de côtoyer.

En discutant des prochaines rencontres qui m'attendent à l'étranger, mon père m'a demandé: «Mais ce qu'on lit de toi sur ton blog, c'est vraiment toi?». «Ben oui, évidemment que c'est moi!»... Ah oui? Moi? Vraiment moi? De retour à la maison, je n'étais plus aussi certaine de ma réponse à cette question.

Comme la plupart des blogueuses et des blogueurs, je suppose, je rédige des billets qui, je l'espère, reflètent fidèlement une partie de qui je suis. Une partie... Car, que j'en dise beaucoup ou que j'en dise peu, jamais je ne dis tout. Comme vous tous, d'ailleurs. Et puis, de toute façon, je crois qu'il est impossible de tout dire, ou plutôt de tout transmettre. Le virtuel a des limites. Malgré les liens étroits et sincères que j'ai tissés avec plusieurs personnes, il reste que, jusqu'à aujourd'hui, je me suis toujours sentie un peu «prisonnière» de la blogosphère. De plus en plus désireuse d'en savoir plus, d'en connaître un peu plus. Et puis, toujours un peu envieuse des rencontres de blogueurs qui ont lieu trop loin pour que je puisse y participer, de la magie qui opère et à laquelle je n'assiste qu'en partie... Voilà pourquoi aujourd'hui, c'est avec une belle nervosité que je vous écris. Après plus d'un an d'échanges, de discussions complices, de rires et de partage à distance, c'est maintenant à mon tour de franchir cette frontière. La perspective de vous connaître en personne et de vous présenter qui je suis vraiment me réjouis énormément.

Je pars le coeur léger et l'esprit à la fête. Je pars en ne laissant derrière aucune partie de moi-même. J'apporte tout dans ma valise: ma curiosité, ma vivacité d'esprit, ma soif d'apprendre, ma gaité, mes réflexions. Je pars me ressourcer et me saouler des richesses que plusieurs d'entre vous m'apportez de si loin.

À BRUXELLES, si vous n'êtes pas loin, je serai, entre autres, à l'Atelier des chefs, le 2 juillet prochain.

À AURILLAC, si ça vous chante, vous me croiserez aux Européennes du goût.

À PARIS, si cela vous dit, je vous ferais bien goûter un peu de ma cuisine au pique-nique du 14 juillet à midi (envoyez-moi un courriel pour connaître tous les détails).

Enfin, j'aurais pu programmer quelques recettes à paraître durant mon absence, mais comme je préfère vivre chacun de mes billets et de vos commentaires en direct, je mets le blog en vacances lui aussi. En fait, dites-vous que je m'éloigne de la blogosphère pour mieux rejoindre les blogueuses et blogueurs qui me sont chers.

Et sur ces airs musicaux tantôt amusant, tantôt émouvant, mais toujours à propos, je vous dis à très bientôt!

Fannie
xx


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20 juin 2007

Balade au Marché Jean-Talon de Montréal

Le marché Jean-Talon est le plus important marché à aire ouverte en Amérique du Nord. «On le dit ouvert à toutes les cultures. Il suffit de se rendre sur place pour constater que c’est vrai. Il est sans nul doute le marché le plus populaire de Montréal, avec des allées impressionnantes et richement achalandées... Outre les nombreuses boutiques spécialisées et  présentes toute l’année, les producteurs s’installent à l’extérieur d’avril à octobre. Le marché Jean-Talon est toujours en pleine effervescence!» (Le Petit Futé, guide de Montréal 2006-2007, p. 120). - Citation prise sur le site Web des Marchés publics de Montréal. 

Quant à moi, j'y vais chaque fois que j'en ai la chance. Les commerçant sont souriants, accueillants. Ça bouge, c'est bruyant, on vibre au rythme des agriculteurs qui proposent d'abondants produits frais et appétissants. Ça sent bon les fruits, les légumes, les grillades et les fromages d'ici. Avec une bicyclette munie d'un joli panier, c'est l'idéal. Les allées se prêtent bien à la marche, avec son vélo à ses côtés. Nul besoin de le cadenasser, à moins d'entrer dans les boutiques spécialisées. Si l'on prévoit faire plusieurs achats, on prend la voiture!

Pour le billet d'aujourd'hui, je propose que l'on s'y balade un peu. J'y suis allée en heureuse compagnie la semaine dernière à la recherche de fruits et légumes, de fleurs et de fines herbes à installer au balcon. Vous m'accompagnez?

Si vous cliquez sur une photo, vous serez automatiquement dirigé vers mon compte Flickr.   

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Avant d'acheter, une petite bouchée pour goûter.

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Les produits de l'érable

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Un arrêt gourmand...

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

Les produits de la canneberge: jus, confitures, chutneys, gelées, canneberges séchées et même savons au lait de chèvre et chandelles.

Marché Jean-Talon

L'Havre aux glaces... un petit sorbet rhubarbe et gingembre pour se rafraîchir?

Marché Jean-Talon

Épicerie fine de produits du Moyen-Orient

Marché Jean-Talon

Marché Jean-Talon

La fruiterie Chez Nino

Marché Jean-Talon

Un peu de musique avec le café latte?

Marché Jean-Talon

Et enfin, le célèbre Marché des saveurs du Québec...  L'endroit par excellence où je trouve toujours toutes les spécialités artisanales bien de chez nous. Une mine d'or pour faire plaisir aux amis d'outre-mer... ;-)

Marché Jean-Talon

J'espère que cette balade vous a plu! Pour visualiser l'album complet, cliquez ici. Bonne journée et à très bientôt!

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Plus que 10 DODOS avant le GRAND DÉPART

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Posté par Ninnie à 12:10 - m. Hors cuisine - Commentaires [48] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2007

Gagnante Saveurs Nomades Rose

Vous avez remarqué la badge de gagnante toute étoilée dans ma colonne de droite? Ce weekend, l'éditrice de Saveurs Nomades, Marie-Christine Copti, m'écrit pour m'annoncer que mon sorbet vanillé au pamplemousse et à la framboise est l'une des cinq recettes gagnantes du concours Saveurs Nomades Rose. Le prix?

badge_snrose sorbetrose

Avoir le privilège et le grand plaisir de voir ma recette et ma photo côtoyer celles des plus grands chefs de Montréal et de quatre talentueuses blogueuses, soit Karine, Bea, Lauriana et Soizic. Au total, pour la bonne cause, vingt recettes alléchantes sont réunies dans un livre de cuisine en ligne, offert sur abonnement seulement, en dollars canadiens ou en euros. Et c'est aujourd'hui le lancement!

Notez qu'une partie des profits de la vente servira à la recherche sur le cancer du sein.

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Plus que 11 DODOS avant le GRAND DÉPART

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Posté par Ninnie à 06:04 - m. Hors cuisine - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2007

Petit plat dédicace sur la glace

Quand on reçoit en cadeau d'aussi belles et bonnes choses, il faut bien en faire quelque chose...

sablessarrasingruescacao

Quelques ingrédients clés pour une prochaine recette délicatement sucrée :-)

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Posté par Ninnie à 07:56 - m. Hors cuisine - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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