21 juin 2009
Quinoa fraîcheur
L'été se pointe enfin à l'horizon ici... tout comme le bedon d'ailleurs! Tous les jours, j'accueille les chauds rayons de soleil, les températures clémentes qui s'installent tranquillement... tout comme j'accueille avec émerveillement les premiers mouvements, de subtiles vagues qui se font de plus en plus fortes, les premiers coups de plus en plus solides. Quelle merveille que cet état d'être et que ce petit être en devenir... Je me considère bien chanceuse d'être une femme et de pouvoir vivre tout ça.
Le départ des maux de coeur et de la
fatigue coïncide agréablement avec le retour d'une envie pour une
cuisine inventive, simple, rafraîchissante. Le quinoa aujourd'hui sert
bien cette envie. Polyvalent, nutritif et facile à préparer, il se
prête parfaitement à la composition d'une salade estivale douce-amère
gorgée de nutriments et de vitamines. Voyez un peu...
Ingrédients
1 tasse (220 g) de quinoa blond
500 ml d'eau
2 endives
1 poignée de canneberges séchées
1 poignées de pignons grillées
1 poignée de pistaches grillées
1 petit bouquet de coriandre fraîches
Billes de boccocini, coupées en quatre
Huile de pistache
Jus d'orange
Jus d'un citron
Baies roses concassées et fleur de sel
Faire cuire le quinoa dans l'eau
bouillante pendant 15 minutes. Laisser refroidir. Dans un saladier,
hacher grossièrement les endives. Ajouter les canneberges séchées, les
pignons, les pistaches et la coriandre. Incorporer le quinoa refroidi
et les billes de boccocini. Dans un petit bol, fouetter ensemble
l'huile de pistache, le jus d'orange et de citron. Assaisonner de baies roses concassées et de fleur de sel.
23 septembre 2008
Un article, deux recettes et plus que trois jours
Quand une boîte contenant des exemplaires d'un livre de quelque 360 pages part de la France en direction du Québec... laissez-moi vous dire qu'elle se fait attendre! Mais l'attente en valait le coup! Ce magnifique livre, mon premier dans un collectif de talentueuses amies, blogueuses, blogueur et photographe, je l'ai enfin entre les mains! Depuis une semaine, je n'arrive pas en m'en détacher. Je dévore les sections des filles avec délectation, j'admire les photos, et je trouve fascinant le fait que même loin les unes des autres, nous avons réussi de concert à transmettre une passion, à écrire des mots et créer des recettes et photos de manière vraiment harmonieuse.
Par ailleurs, l'idée d'écrire un bref résumé de mon parcours de blogueuse culinaire pour ensuite l'envoyer au quotidien La Presse avait fait surface bien avant la sortie de L'Atelier bio. Et si mon histoire pouvait susciter un certain intérêt au sein du public? On ne sait jamais. Alors, juste au cas, je leur ai partagée.
À peine trois heures après l'envoi de mon texte, une journaliste de La Presse me téléphone pour que je lui accorde une entrevue! (Long silence) Vous savez, quand on fait son petit bonhomme de chemin, tranquillement et sans prétention, quand on agit en fonction de ses passions et de ce qui nous tient à coeur, et quand tout cela nous vient naturellement, on ne peut qu'être surpris de constater à quel point notre vécu peut attirer l'attention des gens autour de nous, et ce, peu importe le vécu en question. Vous croyez que j'ai raison?
Quelques jours avant la parution de l'article, le site Web du quotidien, cyberpresse.ca, a publié dans ses «pages» deux de mes recettes tirées de L'Atelier bio, section printemps, accompagnées des magnifiques photos de Myriam. Comme elles sont déjà en ligne, donc offertes à tous, j'ai eu envie de vous les partager ici, dans mon espace à moi (que je néglige trop d'ailleurs), en me disant qu'il y a peut-être quelques personnes parmi vous qui n'ont pas eu vent de cette publication sur le Web... J'espère surtout qu'elles vous donneront envie de découvrir les autres!

Photo de Myriam Gauthier-Moreau
Velouté de fanes de radis et de perles du Japon au cumin
Ingrédients
Pour 2 personnes
- Les fanes d'1 botte de radis
- 1 oignon nouveau avec sa tige
- 1 c. à s. d'huile d'olive
- 1 c. à c. de cumin
- 500 ml de lait de soja
- 40 g de perles du Japon
Préparation
- Laver et couper les fanes de radis en lanières. Couper le blanc de l'oignon en quartiers et émincer le vert. Dans une casserole, chauffer l'huile d'olive.
- Faire revenir les fanes de radis, le blanc et le vert de l'oignon. Assaisonner de cumin et mélanger. Incorporer le lait de soja, saler et poivrer. Couvrir et cuire à feu doux pendant 15 minutes.
- Dans une autre casserole, cuire les perles du Japon dans un volume d'eau pendant 10 minutes. Égoutter et réserver.
- Mixer les légumes au robot culinaire, puis remettre dans la casserole. Incorporer les perles du Japon et faire mijoter pendant 5 minutes, tout en remuant.
- Déguster cette soupe nature ou accompagnée d'une salade de radis et de jeunes pousses de roquette à l'orange.
***
Photo de Myriam Gauthier-Moreau
Salade de persil et de rhubarbe aux framboises
Ingrédients
Pour 4 personnes
- 4 c. à s. de sucre de canne
- 1 c. à s. de fleur de sel
- 1/2 c. à c. de cannelle en poudre
- 400 g de rhubarbe
- 1/2 bouquet de persil haché
- 3 poignées de feuille de chêne
- 2 échalotes ciselées
- 1 petite poignée d'amandes effilées
- 250 g de framboises
Pour l'assaisonnement :
- 125 ml d'huile d'olive
- Le jus de 2 citrons
- 1 c. à c. de sirop d'érable
Préparation
- Préparer la salade : dans un bol, mélanger le sucre de canne, la
fleur de sel et la cannelle. Éplucher et couper la rhubarbe en
tronçons. Cuire à la vapeur pendant 12 minutes. Rouler immédiatement
les tronçons dans le mélange sucre/fleur de sel/cannelle et réserver
pendant 5 minutes pour laisser sécher.
- Dans un saladier, mélanger le persil, la feuille de chêne et les
échalotes. Ajouter les tronçons de rhubarbe. Dans une poêle, torréfier
les amandes à sec. Réserver.
- Préparer l'assaisonnement : dans un bol, mélanger la moitié des
framboises, l'huile d'olive, le jus des citrons, le sirop d'érable et
du poivre.
- Verser sur la salade et mélanger. Décorer du reste des framboises et parsemer d'amandes grillées.
Variante
Si par chance vous dénichez du sucre d'érable, utilisez-le à la place du sucre de canne !
***
Pour terminer, j'aimerais remercier tous ceux et celles qui m'ont écrit pour me féliciter à la suite de la sortie du livre. Cela me fait très chaud au coeur... et c'est encourageant pour la suite, s'il y a lieu, bien entendu! :-)
Ensuite, je dois vous confier que depuis quelques heures, je n'ai plus qu'une chose en tête... Mon retour en France après seulement un peu plus d'an. Eh oui! Vendredi soir à la sortie du bureau, valise à la main, je me dirigerai directement à l'aéroport de Montréal pour m'envoler vers Paris... Je ne disposerai que d'une bien courte semaine, mais déjà, je sais qu'elle serait riche, très riche. J'ai hâte... Plus que trois jours. À tout bientôt!
17 avril 2008
Salade de betteraves à la cannelle
Il y a de ces idées qui vous effleurent l'esprit, qui le traversent et qui s'enfuient. Il y en a d'autres qui surgissent, qui séduisent, qui trottent et s'embrouillent. D'autres encore vous tourmentent, vous enchantent et se concrétisent. Parmi celles-là, il y en a qui choquent, qui sèment le doute, suscitent des réticences.
Une salade de betteraves à la cannelle, je vous dis! Ben oui, pourquoi pas? Avec du persil à part de ça! Qu'importe les regards sceptiques qu'ont posés sur moi quelques réfractaires aux saveurs inédites. Parce que moi, j'aime bien penser que ce sont justement ces mêmes idées inédites qui caractérisent le plus ma cuisine... Et vous, qu'est-ce qui caractérise votre cuisine en quelques mots. J'ai fait l'exercice récemment, et j'en suis venue à cela : intuition, créativité, simplicité. Par conséquent, voilà ma salade de betteraves à la cannelle... délicieuse en passant.
Ingrédients
- 600 g de betteraves crues, pelées et coupées en quartiers
- 1 petit bouquet de persil italien haché grossièrement
- 1 c. à soupe de ciboulette ciselée
- Le zeste d'un citron
- 2 c. à soupe d'huile d'olive extra vierge
- 1 1/2 c. à soupe de vinaigre balsamique blanc (ou à défaut, du vinaigre de vin blanc)
- 1/4 c. à thé de cannelle moulue (voire plus si vous êtes vraiment fan)
- 1 poignée de pignons de pin grillés
Préparation
- Faire cuire les quartiers de betterave à l'eau bouillante pendant environ 20 minutes.
- Rincer, égoutter et laisser refroidir.
- Dans un saladier, mélanger les betteraves, le persil, la ciboulette et le zeste de citron.
- Dans un petit bol, fouetter l'huile d'olive, le vinaigre et la cannelle. Verser sur la salade et mélanger.
- Réfrigérer pendant environ 30 minutes.
- Au moment de servir, garnir de pignons de pin fraîchement grillés (important si vous voulez obtenir ce petit contraste chaud froid très agréable sous la dent).
01 mars 2008
Soupe d'épinards et de maïs au piment d'Espelette
Plusieurs de mes connaissances et amis en ont marre de l'hiver, et plus particulièrement de la neige qui tombe. Certes, neige et transport font rarement bon ménage, mais tout de même! C'est mieux qu'un hiver mouillé et que de la gadoue grise jusqu'aux chevilles, non? Cette «boueige qui vous bousille les bottes. Revenons sur les quelques dernières années... Revenons à ces années où la neige daignait à peine nous faire l'honneur de couvrir le sol de quelques centimètres à la fois. On s'en plaignait souvent, non? On se plaignait des changements climatiques, des températures trop douces (!), des Noël sans neige. On regrettait nos jeux d'autrefois, nos igloos et nos forteresses construites à même nos mains d'enfants. On a la mémoire bien courte parfois.
Outre mes sorties «patinage» du mercredi soir, je ne suis pas du tout une sportive d'hiver qui attend toujours impatiemment la prochaine bordée de neige. Et pourtant, moi, la neige... JE L'AAAIMEEEE. Certains la détestent, car elle encombre rues et trottoirs. Moi, je l'aime pour les traces qu'y laissent mes pieds et le bruit qu'elle fait sous mes pas. Certains la condamnent pour sa froideur et son humidité. Moi, je l'aime pour sa blancheur et ses flocons parfois lourds, souvent légers. Certains l'ont en horreur quand vient le temps de pelleter. Moi, je l'aime pour l'exercice qu'elle m'offre et le grand air frais qu'elle me fait respirer. C'est une question de perspectives. Il faut savoir tirer le meilleur de ce que la nature nous offre. Gageons que cet été, c'est la chaleur que certains ne pourront plus supporter...
Et puis, ce sont quand même l'hiver et la neige qui me donnent souvent des envies de soupes et de potages. Faut bien le souligner aussi. Ceux qui me connaissent savent que je préfère avoir froid que chaud, mais cela ne m'empêche pas d'apprécier la chaleur et le réconfort d'une bonne soupe toute simple après une longue promenade dans les rues et les parcs enneigés de Montréal...
Ici, j'adore la douceur sucrée du maïs qui vient atténuer l'acidité naturelle des épinards. Et la petite touche piquante rehausse tout juste parfaitement l'équilibre du mélange.
Soupe d'épinards et de maïs au piment d'Espelette
Pour 2 personnes
Ingrédients
- 4 tasses (environ 500 g) d'épinards, bien tassés
- 1 1/2 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 tasse (250 mL) de bouillon de légumes
- 1 tasse (250 mL) de maïs en grains (en boîte)
- Une pincée de piment d'Espelette
- Sel et poivre du moulin
Préparation
- Faire ramollir les épinards dans une casserole avec un peu d'huile végétale.
- Ajouter le bouillon, le maïs et le piment d'Espelette.
- Saler, poivrer et laisser mijoter 10 minutes.
- Mixer la préparation au robot et servir aussitôt.
BON WEEKEND!
25 juillet 2007
Carnets de voyage - Bruxelles, ma belle
Partir à l'étranger apporte son lot de rêves, de projets et de préparation, et aussi, chez moi, de préoccupations. Que voulez-vous, je suis de nature inquiète. Avant de quitter Montréal, je craignais d'oublier tout plein de trucs: rendez-vous, adresses, directions, numéros de téléphone. Endroits à voir? Trucs à faire? Souvenirs à rapporter? Faites que je n'oublie rien! Plus le grand jour approchait, plus j'avais l'impression de me perdre dans un tas de détails pour la plupart assez futiles. Bref, j'étais préoccupée. Excitée mais préoccupée. Et que mon avion ait plus d'une heure de retard le jour du départ n'a certes pas amélioré mon cas, d'autant plus que j'avais ensuite un train à prendre vers Bruxelles. Mais, tout s'est enchaîné rapidement et je n'ai guère eu le temps de m'en faire avec quoi que ce soit. D'un seul coup, la panique a disparu et, une nuit blanche plus tard, exténuée mais toujours bien éveillée, je montais dans le TGV. À moi Bruxelles...
En cliquant sur les photos de voyage, vous serez automatiquement dirigé vers l'album complet sur Bruxelles.
Le soir de mon arrivée, l'excitation est à son comble. Moins d'une demi-heure me sépare d'une rencontre plutôt unique. J'oublie
vite ma fatigue, la pluie et l'absence d'eau chaude de mon appartement.
Je sors au pas de course et tiens maladroitement mon parapluie d'une
main et le plan de la ville de l'autre. Je pousse la porte de chez
Arcadi, entre et parcours la salle du regard. La charmante Claire se lève pour m'accueillir. Elles et les deux Catherine
sont tout sourire. D'emblée, je sens la complicité s'installer.
Correspondre pendant des mois aura permis de tisser des liens, que je
devine déjà dans les regards.
La soirée est ponctuée de conversations enjouées, de pointes de tartes à la carotte, d'aubergines gratinées, d'une légère timidité et
d'une serveuse plutôt brusque et impolie. Mais qu'importe! Rien
n'arrive à gâcher cette première rencontre. Bientôt cependant, ma nuit
blanche me
rattrape. Nous nous fixons rendez-vous le lendemain matin, 10h. Sur le
chemin du retour, j'ai peine à croire que je suis enfin ici, que tous
mes plans se concrétisent maintenant. Ce soir-là, je me fais une promesse:
cesser de m'inquiéter pour rien. Cesser de croire que je vais oublier
les rendez-vous, les numéros, les directions, les trucs à rapporter...
Ce soir-là, je me promets une chose, une seule: ne jamais avoir en tête hier et demain, vivre
pleinement et uniquement le moment présent, tout le temps. Je vous le
dis tout de suite: pendant 14 jours, je n'ai jamais failli à cette
promesse.
Les deux journées suivantes, nous sillonnons toutes les trois les quartiers et les rues de Bruxelles, partageant notre temps entre activités culturelles, échanges de bons tuyaux et visites d'adresses gourmandes incontournables. Du Musée du costume et de la dentelle à Notre-Dame de la Chapelle, en passant par la Grand-Place, le Sablon et le Manneken Pis, sans oublier les boutiques et épiceries fines Dill & Kamille, Bio Shop, Claire Fontaine, l'Univers du thé et, bien sûr, Marcolini. Mon coup de coeur? La célèbre biscuiterie artisanale Dandoy qui enivre par ses odeurs de pain d'épices, son décor rustique, ses moules de bois en forme de Saint-Nicolas et ses irrésistibles petits pots de confitures. Merci les filles pour l'anecdote. Je me laisse tenter et choisis la confiture aux spéculoos et à l'orange.
Pour casser la croûte le premier jour, Claire et Catherine m'invite à m'asseoir à la grande table centrale du Pain quotidien,
maître incontesté des tartines et champion de la limonade maison. Ici,
ça sent le bon pain chaud et croustillant, le basilic, les tomates,
l'huile d'olive, le chutney, les fromages goûteux et les noisettes grillées.
L'endroit me rappelle notre Olive & Gourmando du Vieux-Montréal. Le lendemain, nous découvrons ensemble Tea & Eat, où l'on nous sert avec enthousiasme des plats sains, gourmands et délicats, le tout dans un décor zen et contemporain.
Impossible de passer sous silence la grande sortie du lundi soir: l'Atelier des chefs!
Alors que nous déambulons dans la boutique et feuilletons les nombreux
livres de cuisine en vente au sous-sol, les participants arrivent. Le petit groupe se forme
et bientôt, je reconnais Sarah, qui m'avait si gentiment fait part de son envie de me rencontrer. Je suis ravie, ça commence bien! Puis, c'est Marion
qui me reconnaît et me sourit. La soirée ne peut que bien se dérouler!
Au menu? Financiers à la framboise, soupe de fraises au basilic, variation sur le caramel et crumble de framboises au vinaigre
balsamique blanc (étonnant et délicieux, et déjà adopté). Autour de la table? Des gens
passionnés et curieux de cuisine, un jeune chef talentueux et sympathique, un
hôte adorable et attentionné, du bon vin, des gourmandises, une dégustation d'huile de truffe par une
incurable détractrice des champignons, des échanges dynamiques et du rire. Dans le
moment présent, je me sens tout à coup franchement très privilégiée. Un
seul bémol... le manque de temps pour apprendre à connaître davantage
Sarah et Marion.
Au matin de ma troisième
et dernière journée à Bruxelles, je pars explorer seule, sous la pluie
battante, quelques adresses prises en note: entre autres, le très beau Musée du cacao et du chocolat,
la majestueuse cathédrale Saint-Michel et Gudule, le Palais royal et le
très impressionnant Musée des instruments de musique. Cette dernière
visite constitue un véritable coup de coeur. Équipée de mon
audio-guide sous forme de casque à infrarouge, j'admire et j'écoute les quelques
200 instruments présentés, qui font l'éloge de l'art musical, de
l'Antiquité grecque à la musique de Varèse du milieu du XXe siècle.
En fin d'après-midi, je profite des quelques
rayons de soleil pour faire une pause dans le Parc de Bruxelles et savourer une glace à la pistache non loin du quartier des quais.
Le soir venu, je boucle valise et trouve difficilement le sommeil tant l'excitation recommence à monter. Je me calme en réfléchissant au moment clé de ce court séjour. Vous vous en doutez peut-être? Jusqu'à maintenant, manque-t-il un morceau au casse-tête? Réfléchissez. Selon vous, c'est possible une rencontre entre blogueuses de cuisine sans recette ni cuisine? Avant mon départ, Catherine a eu la brillante idée de nous inviter à cuisiner en trio chez elle. Je garderai longtemps en mémoire cet agréable moment de partage et de convivialité. Quelle chance de cuisiner dans la seule et unique cuisine des Tours et tartines, non? Pour l'occasion, rien de bien compliqué: des fromages, des fruits et légumes frais et un peu de créativité. Claire, Catherine? Encore une fois merci.
Salade de pommes et d'épinards en coupelles de parmesan, sauce crémeuse au bleu...
...ou le blues des adieux.
Donne 4 portions
Ingrédients
- 2 tasses de fromage parmesan râpé
- Herbes séchées ou fraîches (facultatif)
- 2 pommes rouges, coupées en tranches ou en petits cubes
- 1 pomme verte, coupée en tranches ou en petits cubes
- 2 c. à soupe de jus de citron
- 2 poignées de bébés épinards
- 1 poignée de luzerne
- 1 poignée de pignons grillés
- 1/2 tasse (125 g) de fromage bleu émietté
- 125 ml (1 pot) de yogourt nature
- 1 c. à soupe de moutarde à l'ancienne
- 1 1/2 c. à soupe de vinaigre de vin blanc (ou de riz)
- 50 ml d'huile végétale
- 1 gousse d'ail hachée (facultatif)
- Sel et poivre, au goût
- 1 c. à soupe de jus de citron
Préparation
- Sur une plaque à pâtisserie couverte de papier sulfurisé, former des cercles de parmesan d'environ 12 cm.
- Enfourner sous le gril de 5 à 7 minutes ou jusqu'à ce que le fromage soit bien doré et que plusieurs bulles se soient formées.
- Retirer du four, éponger rapidement à l'aide d'un papier absorbant et mouler les cercles sur des verres cylindriques ou de petits bols renversés.
- Verser le jus de citron sur les morceaux de pommes.
- Dans un saladier, mélanger les épinards, la luzerne et les pommes citronnées. Ajouter la moitié des pignons grillés.
- Dans un petit bol, mélanger les ingrédients de la sauce au bleu. Verser un petite quantité sur la salade et touiller. Ajouter de la sauce si nécessaire (au goût).
- Disposer dans les coupelles de parmesan et décorer avec les pignons grillés restants.
03 juin 2007
Haricots verts au lait de coco et piment d'espelette
Point de tranche de vie aujourd'hui, mais une recette facile, rapide et délicieuse. D'abord, il y a eu l'apéro. Puis, il y a eu l'entrée, que voici. Ce mélange de haricots verts et de pois mange-tout a tout ce qu'il faut pour réussir le charme des contrastes. Tendreté des fraises sucrées et croquant des légumes verts. Douceur du lait de coco et piquant du piment. Fraîcheur de la coriandre et amertume de la chicorée. Servez ce plat de légumes frais en entrée ou en accompagnement d'une volaille ou d'un poisson grillé sur le barbecue.
De 4 à 6 portions
Ingrédients
- 2 ou 3 grosses poignées de pois mange-tout (gourmands)
- 2 ou 3 grosses poignées de haricots verts
- 100 ml de lait de coco
- 2 c. à soupe de yogourt nature
- 1/4 c. à thé de piment d'espelette
- 4 c. à soupe de jus de citron vert (lime)
- 1 c. à soupe de sauce de poisson
- 10 feuilles de coriandre, ciselées
- Fleur de sel et poivre blanc
- Chicorée et fraises (pour la garniture)
Préparation
- Faire cuire les pois mange-tout et les haricots verts à la vapeur (al dente)
- Préparer la sauce en mélangeant le lait de coco, le piment, le jus de citron vert, la sauce de poisson et les feuilles de coriandre. Assaisonner de fleur de sel et de poivre blanc.
- Mélanger les haricots à la sauce. Garnir avec un peu de chicorée et des fraises.
Inspirée d'une recette du livre Légumes des éditions Artis.
***
Plus que 27 DODOS avant le GRAND DÉPART
15 mai 2007
Salade de pêches et de coeurs de palmier, petite crème au pavot
Après plusieurs jours de sécheresse, les agriculteurs du Québec se réjouissent de la pluie qui s'est enfin mise à tomber. Et je m'en réjouis aussi, je ne peux pas le cacher. Car plus il pleut sur les plants de légumes, les champs de petits fruits et sur les vergers, plus les étalages de produits frais seront beaux et abondants. Le croquant des laitues fraîches, l'arôme sucré des fraises, la finesse des framboises mûres juste à point, les couleurs éclatantes des poivrons multicolores, les têtes d'asperges poitues, les tomates rouges parfumées et les aubergines bien dodues... toute cette abondance des journées chaudes de l'été m'inspirent chaque fois de bien sympathiques salades composées. Ma saison «salades d'été» est lancée... en espérant que les 10 degrés prévus pour demain n'y mettent pas un frein!
Cette délicate salade à la fois tendre et croquante convient parfaitement à l'entrée d'un repas de tous les jours. La pêche est un fruit que je cuisine peu, et je le regrette chaque fois qu'elle se retrouve dans mon assiette. C'est un fruit magnifique. Ici, je l'ai particulièrement appréciée pour sa couleur, qui confère douceur au plat, et pour sa chair et son nectar très envoûtants, qui le sont surtout lorsqu'elle est bien mûre. Aussi, le croquant des graines de tournesol très grillées crée un heureux contraste avec la tendreté du coeur de palmier.
Donne 2 portions
Ingrédients
- 2 poignées de chicorée
- 2 pêches, en tranches minces
- 1 boîte de coeurs de palmier, coupés en rondelles
- 1 poignée de graines de tournesol grillées
Sauce crémeuse aux graines de pavot
- 2 c. à soupe de yogourt nature
- 1 c. à soupe d’échalotte, hachée finement
- 1 c. à soupe de mayonnaise légère
- Jus de 1 citron vert
- 1 c. à soupe de jus de pamplemousse rose
- 1 c. à thé de miel
- 2 c. à soupe de graines de pavot
- Sel et poivre
Préparation
- Mélanger tous les ingrédients de la salade, graines de tournesol comprises.
- Mélanger tous les ingrédients de la vinaigrette. La verser sur la salade. Touiller. Déguster.
- MOT GOURMAND AU MENU -
PÊCHE
Le mot est en français depuis la fin du XIe siècle; il vient du latin persica, de malum persicum, «fruit de Perse», nom donné en raison de l'origine de l'arbre.
Il existe de très nombreuses variétés de pêches, simplement partagées dans le commerce selon leur couleur en pêche (à chair) blanche et pêche (à chair) jaune. Cependant, on distingue encore de cet ensemble la pavie, variété ancienne qui tient son nom de Pavie, ville du Gers, région de production, et la pêche de vigne, mûre à l'époque des vendanges, le brugnon à chair blanche, à peau lisse comme la nectarine à chair jaune. Brugnon est emprunté à l'ancien provençal brinho, qui vient d'un dérivé tardif du latin pruna, «prune»; nectarine est repris vers 1870 à l'anglais formé sur l'adjectif nectarine, «doux comme le nectar». Quant à l'alberge, elle tient de la pêche et de l'abricot; ce nom, employé au milieu du XVIe siècle, reprend le catalan alberge qui remonte, par le mozarabe, au latin persicum. Les pêches se mangent fraîches, s'accommodent au vin, au sirop. On les met aussi en conserve et l'on en fait des confitures. - Dictionnaire des mots de la table
03 mai 2007
Potage de navet aux dattes et au cari
Ça y'est, maitenant, je compte les jours. Non, en fait, pour être honnête, je compte plutôt les
dodos, comme une enfant. Ben quoi, ne sommes-nous pas au mois de mai? Et en mai, ne dit-on pas «fais ce qu'il te plaît»? Et puis, pour moi, le mois de mai est et a toujours été un mois rempli de
promesses: la promesse d'un hiver et de tempêtes de neige bel et bien derrière nous,
la promesse des bourgeons, des arbres en fleurs et du lilas
dont l'odeur embaume les rues de mon Plateau qui s'éveille. Le mois
de mai, c'est aussi la promesse de journées ensoleillées, ni trop chaudes ni trop fraîches. C'est en mai que l'on voit apparaître les premières robes soleil, que les regards se croisent, que le charme opère, que l'on se sent renaître, que les balcons fleurissent, que les gazons verdissent et que les parcs s'animent de pique-nique et de rires d'enfants. Et en mai, on me promet
à moi toujours de jolies choses, puisque c'est le mois de mon anniversaire. Mais ne pensez pas que je compte les
dodos avant mon anniversaire! Oh! Que non! En fait, je suis persuadée que vous savez de quoi je parle...
59 dodos exactement. Avant mon départ vers l'Europe! Au fil des jours, je me sens devenir de plus en plus fébrile. J'ai une longue liste de trucs à faire, à transcrire, à prévoir, à décider, et je m'amuse déjà comme si j'y étais. La préparation fait partie des joies du voyage. Le temps passe rapidement. Bientôt, je serai dans l'avion, le coeur battant à tout rompre, emballée par toutes les rencontres à venir... Car le plus excitant pour moi, je ne vous le cache pas, c'est d'avoir la chance de rencontrer plusieurs d'entre vous. Et maintenant, à moins de deux mois du grand départ, je commence à fixer plus concrètement des rendez-vous... et je me dis que ces deux semaines de voyage passeront peut-être bien vite, mais je compte en savourer chaque moment très intensément.
Maintenant, revenons au printemps. Si vous me dites qu'un potage aux légumes racines n'a rien de très printanier, vous auriez raison... mais en théorie seulement. Dans la pratique, vous auriez tout à fait tort, car en mai... «fais ce qu'il te plaît». Et pour défendre davantage ma cause, je vous avouerai que ce potage est meilleur froid que chaud. On y goûte davantage le cari. L'idée d'ajouter des dattes dans une soupe me vient d'une invitée de l'émission À la Di Stasio. Le résultat est fabuleux si l'on n'exagère pas la dose. Avis aux amateurs de sucré-salé évidemment et aux curieux très certainement.
Donne 4 portions
Ingrédients
- 2 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 poireau émincé
- 2 gousses d'ail écrasées
- 2 c. à thé de cari en poudre
- 2 petits navets, coupés en cubes
- 6 tasses de bouillons de légumes
- 6 dattes dénoyautées
Préparation
- Dans une grande casserole, faire chauffer l’huile à feu moyen. Ajouter le poireau, l’ail et le cari et cuire pendant 5 minutes.
- Ajouter le navet, assaisonner et poursuivre la
cuisson pendant 2 minutes. Ajouter le bouillon et porter à ébullition.
- Si les dattes sont fraîches et donc moins sèches les ajouter au potage juste avant de le réduire en purée au mélangeur. Si les dattes sont plus sèches, les ajouter au potage, 5 minutes avant la fin de la cuisson.
- Laisser mijoter à feu moyen, à mi-couvert pendant 20 minutes ou
jusqu’à ce que les cubes de navet soient tendres.
- Au mélangeur, réduire en purée l’assaisonnement.
26 avril 2007
Julienne de mangues et de carottes aux arachides
Sortir très tôt dans la ville un samedi matin tout plein de soleil a quelque chose de tout à fait extraordinaire, surtout si on a l'habitude de circuler en semaine dans des rues bondées de gens pressés et stressés. Et là, de si bonne heure, je me suis sentie à la fois isolée et sereine sur un chemin désert.
Ce matin-là, enthousiaste et ravie de la chaleur des rayons sur mon visage, je me rendais fièrement à l'Académie culinaire y suivre un cours. Un cours qui m'a été offert à Noël et auquel je ne m'étais toujours pas inscrite. J'hésitais sur le thème. Après moult hésitations, j'ai arrêté mon choix sur le cours Cuisine aux fruits, donné par un chef asiatique de Montréal bien connu. J'espérais y découvrir d'alléchantes et fraîches façons d'apprêter ananas et litchi, carambole et goyave, kiwi et papaye, mangue et mangoustan, et même fraises et bleuets! Bien oui, car en Asie, puisqu'ils se font rares et coûtent cher, les petits fruits rouges d'ici comptent parmi les fruits exotiques.
D'abord, nous avons appris quand acheter nos fruits, et comment les choisir et les couper. Plus tard, le chef a cuisiné les recettes du jour... Là, j'ai été légèrement déçue. Sur cinq recettes, trois impliquaient de la friture! La cuisine des fruits m'inspiraient tout sauf de la friture. Au menu donc: rouleaux impériaux aux bleuets, sauté de poulet frit aux fraises et à l'ananas, bananes frites, riz parfumé. Heureusement, notre premier plat mettait la fraîcheur de l'avant. Une délicieuse salade croquante et toute en juliennes, que je vous présente avec plaisir.
Et comme le hasard fait bien les choses, j'inscris cette entrée remarquablement simple et savoureuse au jeu de Lavande qui propose la carotte comme ingrédient de la semaine.
Julienne de mangues et de carottes aux arachides
Donne 4 portions
Ingrédients
- 2 mangues, coupées en julienne
- 2 poivrons rouges, coupés en julienne
- 2 grosses carottes, coupées en julienne
- 1 poignée de feuilles de menthe, hachées
- 1 poignée de feuille de basilic, hachées
- 2 c. à soupe d'huile d'olive
- 4 c. à soupe de jus de citron ou de lime
- 1 c. à thé de sel de mer
- 1/2 tasse d'arachides grillées, broyées
Préparation
- Mélanger tous les ingrédients sauf les arachides.
- Laisser reposer environ 10 minutes au frigo.
- Parsemer d'arachides.
- Accompagner d'un vin blanc aux arômes de fruits exotiques, comme celui-ci.
12 février 2007
Potage de pois chiches et de pommes au paprika fumé
Les nombreuses alliances de la pomme et des saveurs salées, que l'on aperçoit beaucoup sur plusieurs blogs et dont vous trouverez la liste chez Framboiz, m'ont donné envie de m'y remettre, étant restée sur ma faim après ma première contribution.
La recette originale de ce potage, tirée de La bible des soupes, contenait des poireaux. Or, je n'en avais pas, et puis, je n'aime pas tellement ça. D'ailleurs, je ne suis pas non plus une mordue des oignons et des échalotes crus. Cuits, aucun problème. Dans une sauce sucrée-salée, ça va très bien aussi, mais je préfère les éviter ou les remplacer par de la ciboulette. Aujourd'hui, j'ai choisi la pomme comme substitut. Ce choix plutôt inattendu s'est avéré judicieux dans mon cas. La pomme donne une texture très onctueuse au potage, et son côté sucré réveille vraiment le piquant du paprika fumé. Pour en faire un plat plus complet, j'ai ajouté une portion de riz brun cuit, au moment de servir.
Donne 4 portions
Ingrédients
- 1 c. à soupe d'huile d'olive
- 2 échalottes
- 1 gousse d'ail
- 2 pommes haché
- 1/4 tasse de pâte de tomate
- 1 boîte (540 ml) de pois chiches
- 4 tasses d'eau
- 1 c. à thé de paprika fumé
- 1 c. à thé de sel de mer
- Poivre du moulin, au goût
Préparation
- Dans une casserole, faire dorer les échalotes, l'ail et les pommes dans l'huile d'olive.
- Ajouter la pâte de tomate. Remuer constamment. Poursuivre la cuisson de 2 à 3 minutes.
- Incorporer les pois chiches, l'eau et le paprika fumé. Laisser mijoter à couvert 15 minutes.
- Passer le mélange au robot culinaire. Saler et poivrer.




































